Kan Shudra CR DuS2 Ep4

Enilia est avec Cirice sous un piège à eau. Distiles, capes beiges, tout le monde

crache dans une théière pour faire du thé.

Enilia, Soïsa et Cirice sont en bas, face à Seria Ekela. Des hommes en armure

l’entourent. Seria Ekela ne porte pas de distile, ce qui est une marque de respect

: elle partage son eau, donc elle est en mission diplomatique.

Cirice est un peu perdue ; elle y voit de plus en plus mal depuis qu’elle a

consommé la drogue de synthèse. Leïf s’approche discrètement, sans se faire

repérer, car Seria Ekela ne sait pas qu’il est vivant. Silarg se fond dans la foule et

y sent une proximité, comme si Seria Ekela était la bienvenue, alors qu’elle est

réputée pour être une ordure.

Intriguée, Cirice s’approche de Seria Ekela. Enilia essaie d’écouter ce qui se dit,

et comprend qu’elle est nerveuse. Elle sent qu’elle risque sa vie à se retrouver là,

qu’elle a peur que les Harkonnen la découvrent ici et se vengent.

Simon essaie de savoir quelle est sa proposition. Apparemment, une épice noire

de synthèse circulerait sur son secteur, en concurrence directe avec celle des

Harkonnen. C’aurait pu être fait discrètement, comme beaucoup de contrebande,

cependant les consommateurs semblent en mourir, ce qui risque d’attirer

l’attention.

Soudain, Cirice se décide à avancer, sereine, avec sa démarche de prophète.

Cette femme l’attire étrangement. De son côté, Soïsa craint que les Fremen ne

les dénoncent, elle et sa famille, avant de se souvenir que ce peuple à l’orgueil et

l’honneur fort, encore plus quand il s’agit d’héberger une étrangère.

Le groupe apprend que l’enquête de Seria Ekela auprès des Fremen n’est pas

gratuite ; elle a dû ramener des armes, des médicaments, des vivres, etc. Elle

soupçonne que les contrebandiers fassent passer l’épice de synthèse par le

désert, avec l’aide des Fremens.

Cirice est comme fascinée par Seria Ekela. Elle se met à la visualiser dans la

même maison que ses parents quand ils étaient enfants. Elle semble s’être

approprié la bâtisse et y ère, inquiète ; elle est en guerre sur sa propre planète.

Seria Ekela finit par apercevoir Cirice et se fait la remarque, à voix haute et non

sans surprise, que cette dernière n’est pas Fremen. Cette apostrophe sort les

Fremen de leur profonde concentration et la foule s’agite. Cirice plonge son

regard aveugle dans celui de Seria Ekela, et la fait frissonner en lui disant que

tout est de la faute des Tlelaxu qui ont profané les sites sacrés des Fremen.

Paniquée, Seria Ekela essaie de poser des questions à Cirice, mais un

mouvement de foule embarque l’enfant au loin. Enilia profite de l’agitation pour

étudier les gravures au mur, et découvre que les sietch forment en fait un

ensemble de structures, mais hélas, pas plus d’indication sur la

localisation.

De son côté, Soïsa demande à une Sayyadina si la cécité peut d’une manière ou

d’une autre augmenter les pouvoirs de Cirice, mais finit par demander des

lunettes de vue quand on lui répond par la négative.

La vieille Sayyadina trouva Cirice, installée sur un rocher, prêchant la bonne

parole devant un petit groupe de Fremen subjugués. Elle emmène l’enfant à

l’écart et, après plusieurs essais, fini par trouver une paire de lunettes, de bonne

facture, en bois. Quand Cirice est mise face au miroir pour s’admirer, elle

remarque immédiatement qu’elle a hérité des lunettes de Tumal « Doc » Kahan.

Enelia aimerait envoyer un message aux Bene Gesserit pour demander

si la perte de vue de Cirice est inquiétante, mais il doit trouver leur lieu de

passage pour que son message puisse leur parvenir.

Simon et Sylvain vont voir Charval Ornn, assis auprès du feu. Simon lui demande

ce qu’il a vu lors de son excursion aux raffineries. Selon lui, beaucoup d’unités y

ont été dépêchées, ça a l’air important. Sadin, toujours suspicieux des étrangers,

ajoute que Seria Ekela, a parlé d’un contrebandier, et sous-entend que ça

pourrait avoir un rapport avec Cirice.

Les contrebandiers sont sur ses terres, chose qu’il n’a pas dit à Seria Ekela, mais

il soupçonne un lien entre cette épice noire et le fait que Cirice ait profané le

laboratoire. Le groupe se décide alors à partir pour cette fameuse raffinerie.

Fidèle à sa réputation de preux et courageux héros, Charval Ornn garde

l’ornitoptère et cache l’appareil en le fondant dans le décor. Sylvain regarde la

raffinerie de loin avec les jumelles. L’installation est titanesque, mais ça peut

s’expliquer par le fait que la région est riche en épice. Et le problème avec cette

région, c’est qu’il y a des tensions palpables sans aucun conflit ouvert ; le

moindre pas de travers pourrait déclencher une guerre.

Il remarque également au loin un tas de masses informes, qui brûle. Sans rien

distinguer, mais se fiant à son expérience, il sut tout de suite qu’il s’agissait

d’hommes morts. S’approcher paraît très compliqué, et Leïf, la morale toujours

facile face aux situations évidentes, leur rappelle à tous l’importance de la

discrétion, et sur ces conseils avisés, le groupe se dirige vers la raffinerie.

En fin de compte, le premier à se déconcentrer fut le moralisateur lui-même. Il

ressassait le rêve qu’il a fait avec sa femme quand ils étaient enfant. Était-ce un

rêve ou un souvenir ? Il a un doute. Il pense s’en être rappelé, pas de juste l’avoir

rêvé.

Dieu soit loué les morts brûlent seul, ainsi personne ne gardait le charnier.

D’ailleurs, un rapide coup d’œil permit au groupe de remarquer que les défunts

venaient tous du sietch Orek, ce qui pose problème ; en effet, pour être morts ici,

ils étaient ici. Ils comprennent alors que les Orek ont déclaré la guerre contre la

raffinerie, sans en informer quiconque, et, en s’approchant, on pouvait voir qu’ils

avaient fait des dégâts.

Ils échangèrent un regard interdit. Les hommes de la raffinerie n’ont ni la capacité

ni l’envie de distinguer les différents groupes Fremen ; ils vont tirer sur tout ce qui

ressemble de près ou de loin à un ennemi.

Seria Ekela est là, il y a son ornitoptère. Le groupe veut aller vers le bâtiment

administratif. Enilia arrive à s’y faufiler, évitant de se faire repérer par les caméras

et détecteurs de mouvements. Elle aperçoit également un ornitoptère très beau,

très officiel, très impérial, et comprend qu’il s’agit sûrement de celui d’Hazimir

Fenring, qui est l’observateur impérial de l’épice. Silarg arrive à rejoindre Enilia.

Leïf et Soïsa, non Fremen et trop reconnaissables, optent pour un déguisement,

et tuent deux gardes afin de voler leurs armures. Ils restent en arrière avec Cirice,

le temps que Silarg et Enilia leur ouvrent la voie en se débarrassant des gardes

et du système d’alarme.

Simon, Aurélia et Cirice cherchent à trouver Seria Ekela. Cirice est cachée

derrière les deux « gardes » que sont ses parents. Ils avancent dans un dédale

de couloirs et de passerelles, et finissent par apercevoir celle qu’ils recherchent,

accompagnée de la révérende mère Prunéra « Pruneau » Mohanderi. Leïf essaie

d’écouter discrètement leur conversation. Prunéra Mohanderi semble agitée et

perturbée. Seria Ekela lui annonce qu’elle aurait vu une enfant non Fremen

sur Arakis, mais elle est en incapacité de donner plus d’informations, et quelque

chose s’est réveillé (mais il semblerait que cette personne soit morte il y a

longtemps, car le Bene Gesserit a perdu sa trace) car un construct a été activé.

De leur côté, entendant des pas approcher, Silarg et Enilia se cachent dans les

recoins d’un couloir et voient arriver deux hommes, Toulga, un Mantat tordu et

Glossus Harkonnen, suivis d’une escorte de douze soldats Harkonnen.

En écoutant des bribes de leur conversation, ils apprennent que Toulga, bien que

travaillant pour les Ekela, raconte à Glussus tout ce que Seria Ekela a négocié

avec les Fremen, et ce dernier, bien heureux de l’information, dévoile qu’il a

utilisé le mantat pour faire en sorte que les Ekela construisent la raffinerie dans

ce secteur pour récupérer l’épice de synthèse.

Soudain, l’alarme retentit. Des dizaines de gardes sortent et se dirigent

immédiatement vers l’extérieur, croyant une autre attaque Orek, mais

comprennent vite que l’ennemi vient de l’intérieur quand ils glissent sur les

flaques de sang laissées par Silarg et Enilia.

De son côté, Leïf va essayer de retrouver Seria Ekela et de la ramener avec lui.

Cirice la repère immédiatement, mais Prunéra est avec elle. Soïsa révèle alors

son visage à Prunéra et invoque la missionara protectiva, avant de dire que le

groupe a besoin de Seria Ekela pour maintenir la supercherie. « Pruneau » laisse

alors Seria Ekela avec le couple, mais les garde interviennent. Une bataille

s’engage, dans laquelle Soïsa se fait gravement blesser.

Cirice s’était éloignée du combat et attendait sagement sur un banc, en proie à

une illumination. Elle est entourée de « Doc » Al Kahan et « Pruneau »

Mohanderi, qui se disputent l’origine du programme génétique dont est issue la

merveilleuse et talentueuse Cirice. La petite raconte alors à la vieille sa rencontre

dans le laboratoire avec la dame qui lui parlait du Dune Vert. Prunéra, n’étant pas

réputée pour son calme olympien, s’énerve et commence à gifler Doc Al Kahan,

clamant qu’il était impossible que les scientifiques aient la paternité du projet.

En courant pour rejoindre le reste du groupe, Silarg et Enilia se font attaquer, et

Silarg se fait encore blesser. Cirice sort enfin de son illumination et voit ses

parents se battre et Silarg et Enilia débarquer, poursuivis par trente gardes

vindicatifs, quand soudains, les hommes contre lesquels se battaient Leïf et

Soïsa disparurent. Tout ça n’était qu’une image créée par Pruneau dans l’esprit

des trois étrangers. Cependant, les poursuivants de Silarg et Enilia sont bels et

bien réels.

Le groupe se met alors en fuite, poursuivi par une horde de chien cyber

augmentés et pris pour cible par des canons. Soïsa et Cirice arrivent de justesse

à atteindre l’ornitoptère, mais Silarg, Leïf et Enilia n’ont pas la même chance et se

font rattraper par les chienborgs. Ils se défendent comme ils peuvent, mais Silarg

et Enilia, déjà affaiblis par leur combat contre les gardes de la raffinerie se font

blesser. Ils arrivent cependant à se débarrasser des chienborgs, aidés par Cirice

et Soïsa, qui tirent depuis l’ornitoptère.

Le groupe est enfin réuni dans l’embarcation et s’en va, tandis que la défense de

la raffinerie tente de les toucher, mais ils sont déjà trop loin

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