Enilia est avec Cirice sous un piège à eau. Distiles, capes beiges, tout le monde
crache dans une théière pour faire du thé.
Enilia, Soïsa et Cirice sont en bas, face à Seria Ekela. Des hommes en armure
l’entourent. Seria Ekela ne porte pas de distile, ce qui est une marque de respect
: elle partage son eau, donc elle est en mission diplomatique.
Cirice est un peu perdue ; elle y voit de plus en plus mal depuis qu’elle a
consommé la drogue de synthèse. Leïf s’approche discrètement, sans se faire
repérer, car Seria Ekela ne sait pas qu’il est vivant. Silarg se fond dans la foule et
y sent une proximité, comme si Seria Ekela était la bienvenue, alors qu’elle est
réputée pour être une ordure.
Intriguée, Cirice s’approche de Seria Ekela. Enilia essaie d’écouter ce qui se dit,
et comprend qu’elle est nerveuse. Elle sent qu’elle risque sa vie à se retrouver là,
qu’elle a peur que les Harkonnen la découvrent ici et se vengent.
Simon essaie de savoir quelle est sa proposition. Apparemment, une épice noire
de synthèse circulerait sur son secteur, en concurrence directe avec celle des
Harkonnen. C’aurait pu être fait discrètement, comme beaucoup de contrebande,
cependant les consommateurs semblent en mourir, ce qui risque d’attirer
l’attention.
Soudain, Cirice se décide à avancer, sereine, avec sa démarche de prophète.
Cette femme l’attire étrangement. De son côté, Soïsa craint que les Fremen ne
les dénoncent, elle et sa famille, avant de se souvenir que ce peuple à l’orgueil et
l’honneur fort, encore plus quand il s’agit d’héberger une étrangère.
Le groupe apprend que l’enquête de Seria Ekela auprès des Fremen n’est pas
gratuite ; elle a dû ramener des armes, des médicaments, des vivres, etc. Elle
soupçonne que les contrebandiers fassent passer l’épice de synthèse par le
désert, avec l’aide des Fremens.
Cirice est comme fascinée par Seria Ekela. Elle se met à la visualiser dans la
même maison que ses parents quand ils étaient enfants. Elle semble s’être
approprié la bâtisse et y ère, inquiète ; elle est en guerre sur sa propre planète.
Seria Ekela finit par apercevoir Cirice et se fait la remarque, à voix haute et non
sans surprise, que cette dernière n’est pas Fremen. Cette apostrophe sort les
Fremen de leur profonde concentration et la foule s’agite. Cirice plonge son
regard aveugle dans celui de Seria Ekela, et la fait frissonner en lui disant que
tout est de la faute des Tlelaxu qui ont profané les sites sacrés des Fremen.
Paniquée, Seria Ekela essaie de poser des questions à Cirice, mais un
mouvement de foule embarque l’enfant au loin. Enilia profite de l’agitation pour
étudier les gravures au mur, et découvre que les sietch forment en fait un
ensemble de structures, mais hélas, pas plus d’indication sur la
localisation.
De son côté, Soïsa demande à une Sayyadina si la cécité peut d’une manière ou
d’une autre augmenter les pouvoirs de Cirice, mais finit par demander des
lunettes de vue quand on lui répond par la négative.
La vieille Sayyadina trouva Cirice, installée sur un rocher, prêchant la bonne
parole devant un petit groupe de Fremen subjugués. Elle emmène l’enfant à
l’écart et, après plusieurs essais, fini par trouver une paire de lunettes, de bonne
facture, en bois. Quand Cirice est mise face au miroir pour s’admirer, elle
remarque immédiatement qu’elle a hérité des lunettes de Tumal « Doc » Kahan.
Enelia aimerait envoyer un message aux Bene Gesserit pour demander
si la perte de vue de Cirice est inquiétante, mais il doit trouver leur lieu de
passage pour que son message puisse leur parvenir.
Simon et Sylvain vont voir Charval Ornn, assis auprès du feu. Simon lui demande
ce qu’il a vu lors de son excursion aux raffineries. Selon lui, beaucoup d’unités y
ont été dépêchées, ça a l’air important. Sadin, toujours suspicieux des étrangers,
ajoute que Seria Ekela, a parlé d’un contrebandier, et sous-entend que ça
pourrait avoir un rapport avec Cirice.
Les contrebandiers sont sur ses terres, chose qu’il n’a pas dit à Seria Ekela, mais
il soupçonne un lien entre cette épice noire et le fait que Cirice ait profané le
laboratoire. Le groupe se décide alors à partir pour cette fameuse raffinerie.
Fidèle à sa réputation de preux et courageux héros, Charval Ornn garde
l’ornitoptère et cache l’appareil en le fondant dans le décor. Sylvain regarde la
raffinerie de loin avec les jumelles. L’installation est titanesque, mais ça peut
s’expliquer par le fait que la région est riche en épice. Et le problème avec cette
région, c’est qu’il y a des tensions palpables sans aucun conflit ouvert ; le
moindre pas de travers pourrait déclencher une guerre.
Il remarque également au loin un tas de masses informes, qui brûle. Sans rien
distinguer, mais se fiant à son expérience, il sut tout de suite qu’il s’agissait
d’hommes morts. S’approcher paraît très compliqué, et Leïf, la morale toujours
facile face aux situations évidentes, leur rappelle à tous l’importance de la
discrétion, et sur ces conseils avisés, le groupe se dirige vers la raffinerie.
En fin de compte, le premier à se déconcentrer fut le moralisateur lui-même. Il
ressassait le rêve qu’il a fait avec sa femme quand ils étaient enfant. Était-ce un
rêve ou un souvenir ? Il a un doute. Il pense s’en être rappelé, pas de juste l’avoir
rêvé.
Dieu soit loué les morts brûlent seul, ainsi personne ne gardait le charnier.
D’ailleurs, un rapide coup d’œil permit au groupe de remarquer que les défunts
venaient tous du sietch Orek, ce qui pose problème ; en effet, pour être morts ici,
ils étaient ici. Ils comprennent alors que les Orek ont déclaré la guerre contre la
raffinerie, sans en informer quiconque, et, en s’approchant, on pouvait voir qu’ils
avaient fait des dégâts.
Ils échangèrent un regard interdit. Les hommes de la raffinerie n’ont ni la capacité
ni l’envie de distinguer les différents groupes Fremen ; ils vont tirer sur tout ce qui
ressemble de près ou de loin à un ennemi.
Seria Ekela est là, il y a son ornitoptère. Le groupe veut aller vers le bâtiment
administratif. Enilia arrive à s’y faufiler, évitant de se faire repérer par les caméras
et détecteurs de mouvements. Elle aperçoit également un ornitoptère très beau,
très officiel, très impérial, et comprend qu’il s’agit sûrement de celui d’Hazimir
Fenring, qui est l’observateur impérial de l’épice. Silarg arrive à rejoindre Enilia.
Leïf et Soïsa, non Fremen et trop reconnaissables, optent pour un déguisement,
et tuent deux gardes afin de voler leurs armures. Ils restent en arrière avec Cirice,
le temps que Silarg et Enilia leur ouvrent la voie en se débarrassant des gardes
et du système d’alarme.
Simon, Aurélia et Cirice cherchent à trouver Seria Ekela. Cirice est cachée
derrière les deux « gardes » que sont ses parents. Ils avancent dans un dédale
de couloirs et de passerelles, et finissent par apercevoir celle qu’ils recherchent,
accompagnée de la révérende mère Prunéra « Pruneau » Mohanderi. Leïf essaie
d’écouter discrètement leur conversation. Prunéra Mohanderi semble agitée et
perturbée. Seria Ekela lui annonce qu’elle aurait vu une enfant non Fremen
sur Arakis, mais elle est en incapacité de donner plus d’informations, et quelque
chose s’est réveillé (mais il semblerait que cette personne soit morte il y a
longtemps, car le Bene Gesserit a perdu sa trace) car un construct a été activé.
De leur côté, entendant des pas approcher, Silarg et Enilia se cachent dans les
recoins d’un couloir et voient arriver deux hommes, Toulga, un Mantat tordu et
Glossus Harkonnen, suivis d’une escorte de douze soldats Harkonnen.
En écoutant des bribes de leur conversation, ils apprennent que Toulga, bien que
travaillant pour les Ekela, raconte à Glussus tout ce que Seria Ekela a négocié
avec les Fremen, et ce dernier, bien heureux de l’information, dévoile qu’il a
utilisé le mantat pour faire en sorte que les Ekela construisent la raffinerie dans
ce secteur pour récupérer l’épice de synthèse.
Soudain, l’alarme retentit. Des dizaines de gardes sortent et se dirigent
immédiatement vers l’extérieur, croyant une autre attaque Orek, mais
comprennent vite que l’ennemi vient de l’intérieur quand ils glissent sur les
flaques de sang laissées par Silarg et Enilia.
De son côté, Leïf va essayer de retrouver Seria Ekela et de la ramener avec lui.
Cirice la repère immédiatement, mais Prunéra est avec elle. Soïsa révèle alors
son visage à Prunéra et invoque la missionara protectiva, avant de dire que le
groupe a besoin de Seria Ekela pour maintenir la supercherie. « Pruneau » laisse
alors Seria Ekela avec le couple, mais les garde interviennent. Une bataille
s’engage, dans laquelle Soïsa se fait gravement blesser.
Cirice s’était éloignée du combat et attendait sagement sur un banc, en proie à
une illumination. Elle est entourée de « Doc » Al Kahan et « Pruneau »
Mohanderi, qui se disputent l’origine du programme génétique dont est issue la
merveilleuse et talentueuse Cirice. La petite raconte alors à la vieille sa rencontre
dans le laboratoire avec la dame qui lui parlait du Dune Vert. Prunéra, n’étant pas
réputée pour son calme olympien, s’énerve et commence à gifler Doc Al Kahan,
clamant qu’il était impossible que les scientifiques aient la paternité du projet.
En courant pour rejoindre le reste du groupe, Silarg et Enilia se font attaquer, et
Silarg se fait encore blesser. Cirice sort enfin de son illumination et voit ses
parents se battre et Silarg et Enilia débarquer, poursuivis par trente gardes
vindicatifs, quand soudains, les hommes contre lesquels se battaient Leïf et
Soïsa disparurent. Tout ça n’était qu’une image créée par Pruneau dans l’esprit
des trois étrangers. Cependant, les poursuivants de Silarg et Enilia sont bels et
bien réels.
Le groupe se met alors en fuite, poursuivi par une horde de chien cyber
augmentés et pris pour cible par des canons. Soïsa et Cirice arrivent de justesse
à atteindre l’ornitoptère, mais Silarg, Leïf et Enilia n’ont pas la même chance et se
font rattraper par les chienborgs. Ils se défendent comme ils peuvent, mais Silarg
et Enilia, déjà affaiblis par leur combat contre les gardes de la raffinerie se font
blesser. Ils arrivent cependant à se débarrasser des chienborgs, aidés par Cirice
et Soïsa, qui tirent depuis l’ornitoptère.
Le groupe est enfin réuni dans l’embarcation et s’en va, tandis que la défense de
la raffinerie tente de les toucher, mais ils sont déjà trop loin