Soïsa et Cirice sont chez Bafen tak, et constatent, en analysant les environs, qu’il règne un calme plat, voire même trop plat. Soïsa se décide alors d’aller parler des Neyrakim à Bafen tak. Ce dernier lui apprend, au cours d’une longue et éprouvante conversation, que les Neyrakim trompent tout le monde et sont ici pour rencontrer la Guilde. Leur but est de créer une guerre entre les Fremen pour récupérer le labo, renvoyer tous les étrangers chez eux et terraformer Arakis.
De leur côté, Azrak et Silarg, toujours au Hangar, voient débarquer Rabban Arkonnen et sa garde personnelle. Toulga, le mentat tordu des Ekela, lui ouvre la porte du hangar, et c’est alors qu’apparaît Constantin Arkonnen. Après une embrassade qui ne manqua pas de tendre Rabban la brute, ce dernier lui annonce que Vladimir Arkonnen arrivera demain et que le labo devra être bombardé.
Constantin tente un bluff, en faisant semblant de ne pas savoir où se situe le laboratoire, mais Toulga lâcha quand même l’information, ce qui mena Rabban à tuer Constantin.
Alors que Silarg et Azrak, toujours cachés, se demandent s’ils ne devraient pas retrouver le Mentat tordu, mais il se présente de lui-même devant eux et leur propose de prévenir le sietch qu’il y aura un bombardement à l’aube. Il avait en fait donné les mauvaises coordonnées à Rabban. En échange, il se sauve avec Leif et Soïsa sur Sunsun.
Silarg et Azrak acceptent et ramènent le Mentat chez Bafen tak. Silarg explique rapidement et approximativement la situation. Soïsa demande au Mentat les chances qu’ils ont de pouvoir partir, et Toulga lui répond qu’elles sont de 91%. Enilia arrive à ce moment là, et ne reconnaît pas Cirice.
Azrak et Silarg partent sans se retourner pour mener leur Guerre Sainte, tandis que les autres quittent enfin l’atmosphère de Dune et arrivent sur Sunsun, une planète tropicale, humide et colorée, qui les change grandement de l’austérité désertique d’Arakis.
Le Mentat sait que Machikeso Huruko, la tante de Tutso, dirige la planète, et que les chances de réussites de mettre Tutso au pouvoir sont faibles. Idéalement, il aurait fallu marier Leif et Cheko.
Tutso annonce quand même son retour sur Sunsun, et ils se rendent donc au palais. Une fois arrivés, ils se font conduire à l’intérieur par des serviteurs. Soïsa, qui retrouve enfin de l’eau après dix années d’enfer désertique, demande à être conduite à une piscine, et son vœu se voit exaucé. Le groupe se fait mener dans une pièce luxueuse, remplie de monde et de serviteurs, dont les armes n’échappent pas à Soïsa, et d’un homme qui joue correctement de la balisette dans un coin de la pièce. Le Mentant explique aux nouveaux venus que cette planète grouille de résistants et que les attentats et guérillas sont quotidiens, d’où les armes.
De son côté, Cirice commence à se sentir très mal. Elle a des nausées et des vertiges. Enelia l’ausculte, et ne détectant aucuns symptômes d’empoissonnement, fait mander un médecin. Ce dernier semble troublé par les maux de Cirice, pense qu’il doit s’agir de l’acclimatation à la nouvelle planète et dit qu’il reviendra la voir dans une heure environ.
Profitant de l’eau et attendant l’impératrice, Enelia raconte que le Bene Gesserit a pour projet de marier Cirice à un Arkonen, mais que ce plan nécessite de faire revenir la fillette dans le présent.
Ils finissent enfin par se faire recevoir par Machikeso. Elle salue Tutso, étonnée car elle le pensait mort, accuse au passage son Mentat d’être aussi efficace qu’un Silarg, avant de saluer les autres. Elle demande où est Tcheko, et Soïsa lui dit qu’elle a mal fini. Après un coup d’œil rapide à sa diseuse de vérité Bene Gesserit, elle comprend que Soïsa lui ment, et s’approche de Tutso et, faisant mine de l’enlacer, le poignarde. « Ce n’est rien de personnel », lâche t’elle, avant de laisser ses gardes se charger du groupe.
C’est à ce moment que le mur du palais explose et que des individus en guenilles sautent d’un engin volant, tuent des gardes et embarquent Cirice tout en clamant « Stu daraï ! »
Les autres la suivent et montent précipitamment dans l’engin. Ils volent vite en direction de la jungle, évitant du mieux qu’ils peuvent les tirs et les missiles, mais un fini par toucher leur bouclier, secouant l’habitacle, et Cirice se fait éjecter. Une petite dizaine d’homme sautent alors à sa suite, et utilisent des anti grav’ pour amortir sa chute.
Le reste du groupe atterrit et se cache sous une énorme bâche qui renferme tout un corps militaire. Une femme les rejoint et demande où est passée Stu daraï. Quand elle entend qu’elle est tombée de l’engin, elle envoie immédiatement un groupe à sa recherche, et les autres suivent. Soïsa se perd, et Enelia a du mal à avancer dans la végétation épaisse. Ils finissent tout de même par tomber sur Cirice, blessées et les jambes cassées, entourée des hommes qui l’avaient suivie dans la chute hors du vaisseau.
Toulga apprend que les rebelles ont un Mentat qui, aidé par Prunella, présente elle aussi sur la planète, savait que certains Huruko avaient survécu et qu’ils reviendraient sur Sunsun.
Prunella montre à Soïsa et Toulga une ancienne station de terraformation Fremen qui a recommencé à fonctionner soudainement. Sans savoir que c’était la Cirice retournée dans le passé qui avait relancé leur fonctionnement, Les Bene Gesserit ont profité de ce mystère pour lancer un culte autour de Stu daraï. Soïsa demande s’il est possible de récupérer la fillette coincée dans le passé, mais le Mentat ne sait pas comment le faire.
A l’arrivée de Cirice au camp, les rebelles s’agitent et commencent à chanter des psaumes. Toulga trouve une balisette et se met à en jouer quelques accords imprécis.
De son côté, Cirice, bien que flattée par l’attention que lui porte la foule, se sent encore plus mal que dans le palais. Prunella vérifie son état et en conclut que l’éloignement avec Arakis la tue. N’ayant rien sous la main pour calmer ses maux, Cirice décide de faire ce qu’elle sait faire le mieux : organiser une messe pour écouter ses fidèles, qui lui expliquent qu’ils ont commencé à capter les premiers messages sur la machine de terraformation il y a dix ans, et qu’à force de prière, elle avait fini par arriver. Ce culte avait réuni les divers clans de rebelles, autrefois en conflit.
Profitant de son statut de messi, Cirice indique à ses fidèles qu’il faut se rassembler et attaquer les Huruko.
Environ un mois s’écoule, assez pour que Soïsa commence à se lasser de l’eau, et Cirice, que le mal n’avait pas quitté, avait fini par réussir à rassembler des centaines de milliers de rebelles à sa cause, à tel point que Mio, la chef du clan et proclamée Révélatrice de Prophète, est persuadée qu’ils peuvent prendre le palais des Huruko.
Toulga pense que le Mentat du palais, en bon Silarg bis, n’est pas au courant du rassemblement des groupuscules de rebelles, ni de Stu daraï, ni de la religion.
Enfin, ils se lancent à l’attaque par les airs. Les défenses aériennes du palais s’activent, mais ils sont vite submergées. Ils arrivent à se poser au palais et découvrent un véritable carnage ; tout est ravagé, des cadavres jonchent le sol. Ils arrivent devant Machikeso, en train de parler à Mio. Quand les rebelles voient arriver Cirice, ils poussent des cris de ralliement et Mio, haranguée par la foule, pousse Machikeso par une brèche dans le mur, la précipitant vers la mort, et devenant ainsi la personne en contrôle de Sunsun. Toulga profite de cette occasion pour réaliser son rêve: briser le conditionnement mental d’un mentat. Grâce à sa maîtrise de la trépanation et de la lobotomie, il en libère le mentat des Huruko. Qu’il en sort profondément changé…
Les semaines passent et, bien qu’unis dans le culte de Stu daraï, l’économie de la planète s’effondre.
Le Landstaard, qui n’avait jamais accepté que les Huruko se fassent remplacer, envoie un émissaire, accompagné de Tcheko, pour négocier un retour à la normale. La négociation vire au vinaigre quand Toulga essaie de prendre des seins de Soïsa la recette de l’épice noire pour la livrer à l’empereur. Cette dernière l’arrête et ordonne qu’on le jette du haut du palais. L’émissaire estime alors qu’il en a assez vu, et l’échange prend fin quand des Sardokars descendent sur la planète pour en reprendre le contrôle au nom de l’empereur.
Pendant ce temps, sur Arakis, Silarg était assis sur les ruines d’un des sites sacrés que l’assaut des Arkonnen avait ravagé. Jouant quelques accords dont lui seul avait le secret et l’appréciation, il pleurait en se remémorant le moment où il s’était proposé de devenir Nahib du Sietch, ce qui avait valu aux Fremens d’oublier leurs conflits passés pour le rejeter d’un commun accord. Il chassa vite cette pensée en repensant à son plus bel, et unique, exploit : chevaucher un ver.