CR Dune séance 7
Soïsa, Silarg le Nul et Cirice sont de retour au sietch Tarab, en guerre ouverte contre les
Neirakim. Silarg fait un caprice pour rendre l’eau qu’il devait à la tribu Orech et regrette
de ne pas avoir fait de balisette. En récupérant l’eau, Silarg a enfin un éclair de génie, et
se rend compte que c’est sûrement des danseurs visages qui ont tués les deux hommes
pour lesquels Silarg avait une dette d’eau. Suspicieux, il inspecte leur chef et, contre
toute attente, arrive à détecter qu’il n’est pas un danseur visage.
Décidément, le Bene Tlelax a l’air en recherche intensive de l’épice noire, dont la recette
repose cachée dans la poitrine de Soïsa. Ainsi, Silarg, fidèle à sa réputation d’homme
respectable, informe Leif que sa femme a les seins les plus précieux de la planète.
De leur côté, Soïsa et Cirice retournent discrètement au laboratoire, en passant par la
porte secondaire afin d’éviter la horde de Fremen qui célèbrent la victoire du sietch en
priant, chantant et dansant devant l’entrée principale. Elles espèrent que l’épice noire,
présente en grande quantité dans le laboratoire, permettra à la fillette d’entrer de
nouveau en contact avec Doc pour lui demander s’il sait où se situe le repère des Bene
Tlelax.
Maintenant que Cirice maîtrise, à seulement 10 ans, l’ancien Fremen, elle arrive à
déchiffrer les gravures de la grotte, qui parlent du laboratoire, de science et de religion.
Silarg soustrait des informations à Azrak sur la zone d’impact de l’ornitoptère avant de
l’abandonner lâchement, et de rejoindre Leif pour récupérer la boîte noire.
Leif essaie d’appeler sa femme et sa fille pour leur dire qu’ils l’ont trouvé, mais n’ayant
pas de retour de leur part, il se décide à analyser la boîte noire avec Silarg.
En rejoignant la salle de l’épice, Cirice et Soïsa voient que les Saïadinas ont installé tout
un autel. Cirice en prend tellement qu’elle en tombe par terre. Elle se retrouve seule,
dehors dans le désert, face à un homme bleu tatoué.
« Tu m’as trouvé, lui dit-il. Ça fait trois mille ans… et tu m’as trouvé. Doc t’a montré le
chemin ? J’étais le Kanshudra. »
Cirice ne comprend pas, et lui indique qu’elle a dû se perdre dans sa recherche de Doc.
Le Kanshudra se redresse, nu, se déplace dans le sable autour de Cirice, regarde
partout autour de lui. « Seul Doc a pu t’amener ici, si tu as pris l’épice ».
Soudain, la Cirice du futur arrive en courant, l’ai déterminé. Le Kanshudra indique à
Cirice de fuir loin d’elle-même, mais sa version âgée la rattrape.
« Merci, lui dit-elle, tu nous a ramené chez nous ! Tu m’as rendu mes parents ! »
Et alors qu’elle attrape le bras de la fillette, le Kanshudra disparaît dans une tornade de
sable, et Cirice se fait aspirer elle aussi, à la fois dans sa vision, et sous les yeux de sa
mère.
Soïsa, estomaquée, tente de rattraper sa fille, qui lui glisse entre les doigts, avant de voir
entrer dans la pièce une femme, un peu plus âgée qu’elle, qui finit par lui tomber dans
les bras et pleurer leurs retrouvailles. Elle comprend qu’il s’agit de Cirice, vieillie de 25
ans, qui connaît le futur et le lui explique en détail.
Soïsa sera assassinée par empoisonnement. Leif épousera une Urucho. Ils auront une
armée et récupèreront Némérad Alpha. Il se fera réhabiliter, mais 8 ans plus tard arrivera
Paul Atreid qui lèvera une armée de Fremen pour détruire l’empereur, et Leif, qui se
rangera du côté de l’empereur par loyauté, mourra pendant la guerre.
Silarg, mentionné par correction, se retournera contre son ancien maître. Le vulgaire
chanteur de balisette, dont le seul exploit se résume à avoir chevauché un ver appelé
par une enfant de 10 ans, se révèlera être un traître à son devoir.
Les deux femmes rejoignent Leif et Silarg le futur traître, et le groupe décide de retourner
voir les contrebandiers. Ils prennent alors la direction de Cartag, de nuit, avec leur
ornitoptère.
Silarg met enfin à profit ses maigres compétences et repère la route, qui,
malheureusement, et sans réelle surprise, ne mène à rien. Quelques butes, un reste de
structure en béton. Alors que Silarg regarde autour de lui, il bute sur un type, mort
depuis peu. Il signale le danger au reste du groupe, et se concentre sur le désert pour
capter des bruits qui n’auraient pas leur place dans la nuit. Il n’arrive qu’à constater qu’il
y a plusieurs corps, environ une dizaine, autour d’eux, tous habillés comme des
contrebandiers, pas un seul Fremen parmi les victimes.
Deux détails lui sautent aux yeux : le cadavre de Sokero Urucho, sa mort désignant
automatiquement sa sœur Tcheko comme héritière, et un homme particulièrement
propre sur lui, rasé de près, bien coiffé, à l’opposé des contrebandiers et des Fremen. Il
reconnaît Husul Rig, un homme qui travaille pour la guilde.
Soudain, un ornitoptère éclaire la zone, éblouissant le groupe.
Leif et Silarg tirent, mais l’engin a un bouclier, et répond avec la mitralleuse. Soïsa arrive
à se cacher, mais se fait quand même toucher. Leif aussi.
Tout le monde fuit, sauf Cirice, qui remarque un sac sur un des cadavres. Un gros sac,
lourd, débordant de la fameuse épice de synthèse qui a fait tant de morts. Elle se
précipite, à la vitesse des Bene Guesserit, sur le sac. Les ennemis la visent et tirent,
mais elle parvient à se mettre à couvert derrière le sac.
Ils continuent également de tirer sur Soïsa, Leif et Silarg. Soïsa se fait encore toucher,
Silarg parvient à toucher les projecteurs, ce qui plonge tout le monde dans le noir.
Leif rejoint Cirice, sans rien y voir. L’ornitoptère s’en va, et Soïsa et Leif comprennent que
qu’il s’éloigne uniquement pour envoyer un lance-roquette sur la zone. Ils arrivent de
justesse à éviter le lance-roquette. Soïsa sent sa tension monter, à la fois de l’attaque, et
du fait que Leif prévoit de la laisser mourir pour épouser Tcheko, selon les visions de sa
fille.
Ils rejoignent leur ornitoptère, heureusement intact, et volent vers les contrebandiers,
installés proches des Neirakim.
Silarg tente de piloter sans se faire repérer, mais comme avec sa balisette, il est trop
bruyant, trop visible, trop présent. Ils se posent néanmoins sans encombre sur une
plateforme rocheuse.
En descendant de leur promontoire, et ils sont accueillis par Tcheko Urucho. Elle est
contente de les voir, surtout Leif, à qui elle fait du gringue, ce qui ne manque pas
d’exaspérer Soïsa. Silarg essaie vainement de la séduire, mais elle ne le reconnaît pas.
Les contrebandiers ont monté un campement basique ; un feu de fortune, des véhicules
à roue. Un homme joue de la balisette, et Silarg le rejoint, se targuant d’être aussi bon
joueur qu’il est guerrier, ce qui en dit long sur ces talents d’artiste. Il découvre par
ailleurs qu’il est possible de faire des chants autres que religieux, ce qui l’étonne
grandement.
Une cérémonie du thé est lancée, et Soïsa refuse de le boire, craignant
l’empoisonnement. Leif annonce la nouvelle de la mort de son frère, mais elle répond
que le Kenshudra lui avait annoncé.
En discutant avec Tcheko, Cirice apprend qu’elle aurait idéalement épousé Leif pour
aller récupérer Sunsun, mais elle comprit qu’elle voyait sa mère comme un obstacle
quand elle la vit jeter des coups d’œil torves en direction de Soïsa. Tcheko change alors
rapidement de sujet en parlant de la guerre avec les Atréide, des bouleversements à
venir dans l’univers, de l’empire qui va voler en éclat. Elle sait qu’elle doit absolument
récupérer son armée, sa planète et son titre.
Soïsa discute avec un des contrebandiers et se renseigne sur les danseurs visages.
L’homme ne sait pas où ils se cachent, et Soïsa profite d’une blague de ce dernier sur le
fait qu’elle pouvait être elle-même une danseuse visage, pour installer le doute dans son
esprit et le faire se méfier de Tcheko.
Leif propose d’aller à Cartag, et Tcheko, souriante et charmeuse, lui conseille une
Cantina, tout en lui donnant une bague qui lui assurerai l’entrée.
C’en était trop pour Cirice, qui essaie de convaincre son père de se débarrasser
définitivement de Tcheko, mais elle bafouille et Leif comprend que sa femme et sa fille
lui cachent quelque chose. Troublé, il les confronte et explique qu’il a besoin des
Urucho C’est alors que Soïsa s’énerve et lui révèle une partie de la vision. Leif enlève la
bague donnée par Tcheko, pour preuve de son amour et sa dévotion à Soïsa.
Le matin venu, les contrebandiers et le groupe partent en ornitoptère vers Carthag. Ils se
posent sur le toit d’un entrepôt et les contrebandiers se dispersent pour récupérer des
marchandises à charger dans le véhicule. Le reste du groupe avance dans la ville,
grouillante de monde, de commerces, de vendeurs à la sauvette, en cachant du mieux
qu’ils peuvent le distille des potentiels espions des grandes maisons et des Arkonen
Ils repèrent la Cantina indiquée par Tcheko. Hormis Silarg, qui occupait son trajet à
créer des chansons non religieuses pour accompagner sa fidèle balisette, Leif, Soïsa et
Cirice remarquent qu’ils sont suivis, et le couple arrive à déterminer qu’il s’agit de
plusieurs factions, dont une maison noble.
Tcheko les avait prévenus que la Cantina était détenue par Bafentak, vendeur de
poisson de Nemerad Alpha, un commerçant négociateur. Le restau est, de fait, très
luxueux, le poisson sur Arakis étant une denrée rare. Le groupe, discret dans la rue,
dénote par rapport à la richesse de la clientèle.
Ils font le tour, et repèrent quelqu’un qui ressemble fort à Tcheko. C’est son dernier frère,
qui semble travailler dans les cuisines. Le groupe attire son attention avec la bague et
Leif lui demande de les présenter à Bafentak.
L’homme les guide vers une une cave voûtée dans laquelle se situe le propriétaire.
« Ça faisait longtemps mon vieil ami. » sourit Leif en abaissant légèrement son turban.
En discutant avec Bafentak, ils arrivent à lui négocier sa protection et son hébergement.
En ressortant, Leif et Soïsa, se rendant compte qu’ils se faisaient suivre par les Ekheila
et un Neirakim, les entraînent vers une ruelle, dans laquelle ils surines les espions.